J'ai vu la psy il y a quelques jours (suivi obligatoire pour le by pass). Elle a directement pointé du doigt mon problème. Ma carapace : sous mon côté très piplette et toujours en forme, je cache quelque chose. Elle a posé la question : de quoi avez-vous peur ?
Eh bien, je ne sais pas, peur de me livrer ? Peur qu'on lise en moi ? Peur de trop laisser voir mes émotions ? je ne sais pas encore et je pense travailler là-dessus.
De plus, cette psy jouera un rôle clé dans mon amaigrissement, elle va m'aider à porter mon attention sur autre chose que la nourriture lorsque j'en serais privée. Et bien entendu, elle m'aidera dans mon travail de deuil. Mais, comme elle dit, il n'y pas de méthode magique simplement, il faut se laisser craquer...
Je vais essayer de m'ouvrir avec elle, lui expliquer les relations étranges dans ma famille : non-dits, insultes, cancans et j'en passe. Il faut toujours faire comme ils veulent sinon on fait face à des pressions énormes et on sera rabaissé jusqu'à ce qu'on cède et si on tient tête alors là toute la famille et le quartier sauront qu'on est fou, qu'on est pas re connaissant, bon bref, je préfère ne pas m'étendre là-dessus pour l'instant. Je ressens beaucoup de colère quand je parle d'eux car, ils me rabaissent et m'ignorent à la fois et depuis la mort de ma douce maman, je suis dans leur collimateur la moindre choses est réprimandée, c'est étouffant et insupportable ! Même s'ils sont presque mes voisins eh bien, je les fuis au maximum et j'espère bien vivre loin d'eux.
Je ne peux plus les voir car, la moindre petite chose prend des proportions énormes : si j'ai faim / soif / peur / froid / mal quelque part / si je ris / pleure / tousse / éternue / si je suis endormie / pas là / présente / réveillée / fatiguée / en forme, etc etc, ça gueule. Tout le temps, à toute heure et à hauts décibels. STOP !
Je ne peux pas être moi-même dans cette famille. Si je ne dis rien, je suis "mollasse" (prononcé avec mépris), si je parle on écoute pas et on ajoute que je parle"trop" et "pour ne rien dire". Mes études "ne servent à rien", enseigner en fac "n'apportera rien à part une retraite tardive", et mon travail "ce n'est pas un vrai travail". Qu'ils essaient un peu, une semaine à mon rythme de nounou et d'étudiante. Debout 5h30 et toujours en vadrouille et jamais rentrée avant tard...
Heureusement, cela ne concerne que la famille de mon père et parmis eux, certaines perles se cachent mais, ceux-là vivent loin. Trop loin.
Et heureusement encore, la petite s½ur de ma mère est là. C'est une vraie maman qui me soutient pour tout et n'hésite jamais à me réprimander ou me dire ce qu'elle pense. Nous avons une relation très forte et je l'aime comme une seconde maman. Elle lui ressemble beaucoup et ça me bouleverse. Grâce à elle, je me sens vraiment moi...
Du côté de mon père, quoi que je fasse de mon propre chef, je suis rejetée et avec elle, je suis soutenue, elle m'accompagne à tous mes rdv, m'emmène faire des courses, et me parle pendant des heures de tout et de rien, on rit beaucoup ça fait beaucoup de bien. Elle comprend que mon surpoids représente 22 ans de souffrance compensée par la nourriture et qu'aujourd'hui, je veux tourner le dos à tout ça.
Ysadora